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L'association est membre de la Coordination Verte et Bleue et adhérente d'Eau et Rivières de Bretagne

http://coordinationverteetbleue.blogspot.fr/http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/
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Publié par bdze

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 Près de 200 participants dont beaucoup de douarnenistes mais aussi des habitants d'autres communes de la baie. A noter également la présence d'une vingtaine d'agriculteurs et bien sûr la présence d'élus locaux.

 

Nous avions invité trois intervenants qui ont pesé dans la tenue du débat et nous les en remercions :

André Ollivro, porte-parole d' «Halte aux Marées Vertes»,

Yves-Marie Le Lay, président de «Sauvegarde du Trégor» et

Jean-Paul Guyomarch, d'« Eaux et Rivières de Bretagne » venu nous éclairer sur les aspects scientifiques.

 

L'ordre du jour se présentait en deux points : le présentation des intervenants et un débat public sur la question des algues vertes.

 

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A. Ollivro a salué la création de notre association rappelant que face à ce «mal de nos mers», par lequel  la baie de Douarnenez est l'une des plus touchées, il est plus que nécessaire que des actions citoyennes se mettent en place.

Il a partagé avec nous son expérience militante et l'importance de l'image afin de rassembler le plus de monde possible (par des manifestations, du théâtre de rue, des pétitions...).

Après la présentation de deux documents vidéos montrant les actions sur les côtes du Nord de la Bretagne, A. Ollivro est aussi intervenu sur la question des pouvoirs publics : «un problème nouveau, une politique nouvelle avec des hommes nouveaux ». Le plan Algues Vertes du gouvernement n'est pas à la hauteur des enjeux, «il est vital de lever un bouclier sanitaire de la source à la mer». Insistant ainsi sur la création d'un réseau d'associations pouvant établir un rapport de force notamment par des actions en justice.

 

Y-M Le Lay a également salué notre initiative : «jusqu'à présent la lutte était orpheline, nous pouvons désormais mener ensemble un front citoyen»

Il a introduit son intervention en nous lisant le document édité par la Préfecture de région sur la dangerosité des algues vertes donnant aux touristes une image désastreuse de la Bretagne.

Il aura fallu quarante ans de pression et d'actions en justice de la part des associations pour que les pouvoirs publics reconnaissent le danger sanitaire, écologique et économique de ces marées vertes.

«Il ne faut pas lâcher le morceau», «rendre nos plages comme à l'âge de nos 10 ans est possible».

Il nous a proposé plusieurs champs d'action notamment sur la toxicité des algues en putréfaction.

Pour lui aussi le plan Algues Vertes n'est pas suffisant, il faut réduire le taux de nitrates à moins de 5 mg en changeant les pratiques agricoles, citant l'exemple de l'eau de Vittel dont le taux de nitrate est descendu à  moins de 1 mg/l. Il faut donc mobiliser les citoyens face aux lobbys  agricoles. Y-M le Lay a conclu son intervention en nous invitant à organiser une manifestation dans la baie de Douarnenez.

 

J-P Guyomarch a souligné le rôle schizophrène de l'Etat qui ordonne de faire des efforts sans en donner les moyens, qui met en place un plan Algues Vertes mais qui d'un autre côté vote l'amendement Le Fur.

Deux pôles d'interventions : le curatif avec l'urgence du ramassage des algues et le préventif en se penchant très sérieusement sur les pratiques agricoles.

 

DEBAT SUR L'AGRICULTURE

Après ces présentations, le débat s'est alors ouvert à la salle, très encline à réagir. Plusieurs interventions sur la question du taux de nitrate, orientant dès le début le débat sur l'agriculture.

Parmi les personnes présentes jeudi soir, un certain nombre d'élus locaux et de maires :

 

W Boullic (1er adjoint au maire de Douarnenez) a précisé que la priorité de la ville était le volet curatif car il s'agit désormais de la loi. Il a fait le point de l'état de la station de stockage qui arrive à saturation en raison de la quantité «exceptionnelle» d'algues cette année. Face aux difficultés de stockage, la ville envisage d'utiliser la stat

 

ion de Fouesnant, rappelant qu'en dernier recours c'est au préfet de décider.

 

C. Bellin (maire de Plomodiern) : «c'est une période difficile pour les élus»,  précisant que l'autorité de l'Etat devra surpasser  les querelles entre élus (comme par exemple à Fouesnant).

 

P. Divanach (maire de Plonevez-Porzay) : «nous devons concilier les populations», « nous sommes les maires, tout autant des agriculteurs que des professionnels du tourisme»

 

M. Kervoalen (maire de Kerlaz) s'est déclaré plutôt favorable à un changement des pratiques agricoles à la seule condition de pouvoir garantir un salaire honnête aux agriculteurs, rappelant aussi qu'il faut agir dans l'urgence mais qu'une

 

commune comme Kerlaz est limitée par ses ressources financières.

 

N. Le Gars (conseillère régionale) est également intervenue sur les pratiques agricoles (destruction du bocage, extension des porcheries...) en précisant que le monde paysans va mal : «quels agriculteurs ne faut-il pas fâcher ? Les coopératives agricoles ou les petits qui crèvent ?"

Après plus d'une dizaine de prises de parole, la soirée s'est conclue sur la nécessaire mobilisation des populations bretonnes, du Nord au Sud et aussi du Centre de la Bretagne,  face à ce fléau.

 

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Photo le Télégramme - Présents dans la salle, des défenseurs de l'environnement, des riverains, mais aussi des agriculteurs et des élus. A gauche, les maires de Plomodiern, Plonévez-Porzay et Kerlaz, lors de l'intervention de l'élu douarneniste, William Boulic

  Lire l'article dans le Télégramme

 

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