24 Juin 2013
Communiqué des associations Baie de Douarnenez Environnement et Eau et Rivières de Bretagne
Au sujet de l'utilisation des algues vertes
On apprend par la presse, que les démarches d'expérimentation de la collecte d'algues en eau vive se poursuivent, en complément du Plan national Algues Vertes. Après l'essai de chalutage en rade de Brest, c'est donc en baie de Douarnenez que l'on voit apparaître des machines expérimentales de collecte avec à la clé l'éventualité du début d'une nouvelle aventure industrielle créatrice de richesses et d'emplois.
Nos associations tiennent à rappeler que le seul intérêt à financer par de l'argent public la collecte en eaux vives, est de réduire le potentiel de bouturage de début de saison; les filières industrielles ne peuvent donc se satisfaire de cet approvisionnement aléatoire qui ne peut être viable dans la durée. Par ailleurs, il est important de signaler que les engins lourds, de ramassage et de transport, que l'on voit circuler sur l'estran ont un impact fort sur le fonctionnement global du riche milieu naturel sous-jacent et la reproduction des tellines notamment. Enfin les opérations de communication menées sur l'efficacité des moyens curatifs pour lutter contre les marées vertes, ne doivent pas nous faire oublier que les nitrates en excès dans l'eau de mer sont aussi les moteurs des efflorescences de micro algues toxiques qui rendent les coquillages impropres à la consommation. Il y a donc urgence à prévenir l'apparition de ces phénomènes en transformant en profondeur les modes de production agricole sur les bassins-versants à handicap marées vertes, vers une diminution drastique des flux de nitrates qui les activent.
Ajoutons que nous trouvons très choquant que ce soit le groupe Agrival, filiale de la SICA de Saint pol de Léon, pilier de ce modèle d'agriculture qui génère les marées vertes qui soit aussi le bénéficiaire des millions d'euros de subventions pour exploiter " l'or vert", avec la complicité de l'Etat et de son administration.