Dans un article publié dans le Télégramme du 25 juillet, quatre éleveurs porçins du Porzay dénonçaient des «chiffres erronés» avancés par l'association.
«Ils ont dit qu'il y avait 800.000 cochons sur le bassin-versant.
J'ai refait le calcul, dit Jean-Yves Douérin. Il y a 16.000 truies qui donnent (chacune) en moyenne 23 porcs par an. Cela fait 360.000.
Il faut y ajouter 8.000 porcs, trois fois par an en engraissement, soit 25.000.
Il y a donc au maximum 400.000 porcs produits par an ce qui fait au maximum 200.000 en instantané, le tout étant contrôlés par les services de l'État. Au-delà, on est dans le domaine de l'exagération avec des chiffres sortis de leur contexte qui ne veulent rien dire».
VOICI LA REPONSE DE L'ASSOCIATION publiée dans le Télégramme du 30 juillet
Ce document a été établi avec le concours et la validation de la chambre d'agriculture.
Il établit la production porcine 2011 à :
16.824 porcs reproducteurs (truies),
398.040 porcs charcutiers,
ainsi que 426.150 porcelets,
soit un total de 841.014.
Notre association n'a jamais, ni dans ses paroles ni dans ses actes, cherché à stigmatiser les agriculteurs. Nous critiquons par contre le modèle économique agricole dominant qui leur est, de fait, imposé. C'est ce modèle qui a conduit, sur le bassin-versant de la baie de Douarnenez entre 2000 et 2010 :
- à faire diminuer de 30% le nombre d'exploitations agricoles,
- à faire reculer de 46% la population agricole permanente
- et à diviser par deux le nombre de chefs d'exploitations de moins de 40 ans (source: recensement agricole de 2010, ministère de l'Agriculture)».
Nous pensons qu'une autre voie est possible, qui assure à la fois le maintien d'emplois agricoles rémunérateurs et la restauration d'un environnement de plus en plus dégradé. On peut nous qualifier d'utopistes, mais pas de manquer de solidarité».